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La décroissance

Liens et articles.

jeudi 11 décembre 2008

 Dernières publications :
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 Momentum

 Perspectives Gorziennes

 Agnès Sinaï groenland-enjeux-climat-convoitise-ressource

Décroissance économique

"La décroissance ne propose pas de vivre moins, mais mieux avec moins de biens et plus de liens.
 Charte de la décroissance La Toupie


 Serge Latouche : « Nous devons sortir de la toxico-dépendance de la société de consommation »
sur le site de Basta !

 Serge Latouche : retranscription de la conférence à Toulouse le 2 novembre 2006
sur le site de décroissance.info


Débats autour de l’idée de décroissance

 Parti pour la décroissance.

 Plus sur les penseurs de la décroissance

 Fabrice Flipo : Voyage dans la galaxie décroissante
Article paru dans la revue de MAUSS

 La décroissance, un journal, pas un débat !
Article paru dans Marianne2 en août 2009

 Petit argumentaire pour en finir avec le développement durable
Article paru dans A voix autre

 Le « développement durable » Une pollution mentale au service de l’industrie
Article paru dans revue Agone

 Et l’écologie devint farce électorale...
Article paru dans La Revue des Ressources

 Croissance-décroissance

 Deux textes de J-M. Harribey sur le site d’Attac France

 Etes-vous prêts à voter décroissant ?
Article paru dans terra Eco

 « Aller chez Giordano ? », La Décroissance ouvre le débat sur ses rapports aux médias
sur le site de l’observatoire des médias - ACRIMED

 Perspectives Gorziennes


Une parole citoyenne qui nous pousse à la réflexion lue
sur le site de médiapart :
Par Daniel Martin

 Etes-vous prêts à voter décroissant ?

 Ecologithèque

 Le temps et la croissance
Derrière l’obsession de la croissance, il y a un rapport au temps bouleversé. La dé-croissance, c’est reconquérir le temps, le goûter, le vivre.
Didier Harpagès et Serge Latouche Site reporterre Herve Kempf


Jean-Pierre Berlan :

 Il faut réinventer le contraire du monde dans lequel nous sommes "

 Derrière les OGM, c’est un projet de mort qui s’impose


La crise énergétique.
 Sur la crise et la crise énergétique

 Le pic pétrolier est une certitude


Site décroissance.
 décroissance.org


 Serge Latouche : Vendre, échanger, donner « Esprit du don, économie de la félicité et décroissance »

 Fabrice Flipo et Jean-Paul Gaudillière : Inégalités écologiques, croissance "verte" et utopies technocratiques


Le travail du projet : le blog de Michel Lepesant
Confluences

 Nicholas Georgescu-Roegen : La décroissance.
Entropie - Écologie - Économie (1979)

Le texte complet en ligne sur le site de l’Université du Québec à Chicoutimi


Autour d’Entropia

 Limiter les naissances ? Yves Cochet s’explique

 Laure Noualhat : « Entropia », plongée dans l’« après-crash »

 [ Moins C plus>http://moinscplus.blogspot.com/2009/11/arroseur-arrose-publicite-gratuite.html]


Alerte écologique

 Le Club de Rome - Trente ans de perdus !
Lors de sa parution en 1972, le rapport du Club de Rome (dit Rapport Meadows et intitulé Limits to Growth ou Halte à la croissance ?) avait connu un certain retentissement. En 1992, il avait fait l’objet d’une première mise à jour, intitulée Beyond the Limits. Enfin, en 2004 paraissait une seconde mise à jour qui, jusqu’ici, n’a pas été traduite en français : Limits to Growth. The 30-Year Update. Il est évidemment impossible de résumer un livre de 300 pages comportant de très nombreux graphiques, en une seule page web. En attendant que ce livre soit traduit, j’ai tenté ci dessous de montrer les grandes lignes des hypothèses de Meadows et son équipe. Luc Sema


Consommation- Productivisme

Un dossier de Politis : ces questions qui fâchent à gauche

Les déboulonneurs

 François Gauthier : La religion de la « société de marché »
Article paru dans la revue de MAUSS

 Forum décroissance de la brigade anti-pub

 Campagne pour la décroissance des Casseurs de pub

 Alain Accardo : La peste publicitaire


La chronique d’Alain Accardo dans le blog des éditions Agone

 La malbouffe et la laideur de la consommation de masse


Penser l’utopie

 Le Paradis, c’est par où ?
Article paru dans Périphéries

 Fabrice Flipo : Un renouveau des utopies cosmopolitiques
Article paru dans Sens Public2


Décroissance en marche

 On peut le faire
 Informatique et décroissance
 Les amis de la terre
 reporterre
 Ecologie au quotidien
 Adéquations
 Les AMAPS
 Objecteur de croissance
- La décroissance en chantant


Transition

 Arpeas

 Sites villes en transition.

 Grégoire Allix : Aux Etats-Unis, la "Transition" prépare l’après-pétrole
Article paru dans Le Monde


Agir

 Changer de vie, Tout plaquer


Articles réflexion décroissance

 Paul Ariès : "Rendre la décroissance désirable."
Article paru dans Six pieds sur Terre le blog de Laure Noualhat

 Serge Latouche : Et la décroissance sauvera le Sud...
Article paru dans Le Monde Diplomatique

 Conversation avec Jean-Claude Michéa
Article paru dans A Contretemps

 JC. Michéa Servitude Libérale

 Christian Laval : L’utilitarisme comme représentation sociale du lien humain
Article paru dans la revue de MAUSS

 Elisée Reclus (1830-1905) : Du Sentiment de la nature dans les sociétés modernes
La question de savoir ce qui dans l’œuvre de l’homme sert à embellir ou bien contribue à dégrader la nature extérieure peut sembler futile à des esprits soi-disant positifs : elle n’en a pas moins une importance de premier ordre. Les développements de l’humanité se lient de la manière la plus intime avec la nature environnante.
Article paru dans La Revue des Ressources

 Serge Latouche : le pari de la décroissance

 sur le site de ContreInfo

 George Monbiot : Climat : il est temps de cesser de parler de « changement » pour décrire une catastrophe

 sur le site de ContreInfo

 Décroissance : pas une mode de crise, un choix de société.
Article paru dans Six pieds sur Terre le blog de Laure Noualhat

 une interview de Paul Ariès : L’enjeu actuel, c’est decroissance ou barbarie
 sur le site de Marianne2


Capitalisme-Libéralisme `

 Fréderic Lordon Capitalisme

 Hervé Kempf : Le Capitalisme brun

 Jean Zin : Sortir du capitalisme

 Gauche radicale anticapitaliste


Les autres sites pour la décroissance

 décroissance.org

 Institut d’Etudes Economiques et Sociales pour une décroissance soutenable

 Association d’Objecteurs de Croissance
La création de l’Association d’Objecteurs de Croissance (AdOC) fait suite à la dynamique initiée par les listes Europe-Décroissance. Elle s’inscrit dans la démarche de convergence des Objecteurs de Croissance qui souhaitent l’expression politique de la Décroissance au sein d’une structure unique et unie.

 Objection de croissance
Le blog de Jenny, Boris, Esteban et Manolo

 mouvements

 Parti pour la décroissance

 Degrowth - Recherche et décroissance

 La ligne d’horizon - Les amis de François Partant

 Sur le site Cartografier le présent une liste d’articles en ligne disponibles d’Agnès Sinaï

 Sur la simplicité volontaire

 Réseau des Objecteurs de Croissance pour l’Après-Développement - ROCADE

 Libération de la décroissance

 Revue critique de l’écologie politique

 Collectifs malgretout

 les blogs de la décroissance

 Emmanuel Rousselet

 Actu-environnement.com

 C’est durable

 En attendant la suite...ou la fin

 Editions REPAS

Vivre mieux avec moins Entretien S-Ouest dimanche et Serge Latouche

 «  Sud Ouest Dimanche » : Comment définissez-vous la croissance économique, notion qui importe tant aux dirigeants politiques ?

Serge Latouche. : Il convient de distinguer la croissance avec un « c » minuscule, celle, quantitative de tel ou tel produit, et la croissance économique avec un « C » majuscule dont parlent les journaux et les hommes politiques, et que je définirai comme une véritable religion. C’est-à-dire un système qui est fondé sur la nécessité d’une croissance infinie et illimitée. Au fond, la croissance est un autre mot pour désigner le capitalisme. L’essence du capitalisme, tel que le définissait Marx, c’est la logique d’accumulation sans limites.

D’où l’importance du produit intérieur brut (PIB), qui mesure l’augmentation de la production de biens marchands...

C’est un indice fétiche supposé mesurer le bien-être dans les sociétés humaines, ce qui est une imposture. Il est intéressant de remarquer qu’il s’agit d’un produit intérieur « brut » et non pas « net », qui déduirait les dégâts engendrés sur l’homme et la nature par le processus de croissance.

Pour éviter l’épuisement des ressources naturelles, vous faites le pari de la décroissance. Faut-il comprendre que cette notion est le contraire de la croissance ?

Pour être tout à fait rigoureux, il conviendrait de parler d’acroissance, comme on parle d’athéisme, pour devenir des athées de l’idéologie de l’accumulation illimitée.

Quelles seraient donc les caractéristiques d’une société qui entrerait en décroissance ?

Alors que nous avons une seule société de croissance, il y aurait une infinité de sociétés de décroissance. La société de croissance a détruit tout autre forme de société : c’est ce qu’on appelle la mondialisation. Si l’on sort de ce monde unidimensionnel, on ouvre à nouveau l’espace à une diversité.

Toutes les sociétés qui ont duré ont été raisonnables en sachant vivre en harmonie avec leur environnement, ce qui implique nécessairement une certaine sobriété sans pour autant se priver des bonnes choses de ce monde : on peut boire une bonne bouteille de vin car le vin est renouvelable ! Faire des centrales nucléaires et des fusées interplanétaires, voilà qui n’est pas raisonnable...

Encore faut-il définir concrètement un projet de société. Or, il existe plusieurs formes de décroissances plus ou moins modérées...

La décroissance doit avant tout prendre la forme d’une société de sobriété choisie : elle doit être à la fois soutenable et équitable. Les sociétés sobres sont moins inégalitaires que la nôtre : comme le dit Hervé Kempf, ce sont les riches qui détruisent la planète (1). Les ressources étant limitées, il faut partager les richesses : vivre mieux avec moins est la base de la décroissance, qui doit être un projet attrayant. Mais les droits de chacun à exploiter les richesses naturelles doivent être limités. Il convient d’empêcher les riches de priver les pauvres du minimum vital et donc tendre vers un écosocialisme, comme le proposait le philosophe André Gorz.

De là à en déduire qu’une certaine forme de décroissance s’apparente à un « retour à la bougie », il n’y a qu’un pas...

C’est une stupidité, c’est du Claude Allègre... Ce genre d’allégation vise à discréditer tout débat sur la question. Une société soutenable est celle qui revient à une empreinte écologique soutenable. L’empreinte des Européens est trois fois trop élevée. Si tout le monde vivait comme nous, il faudrait les ressources de trois planètes. Celle des Américains est six fois supérieure à l’empreinte écologique soutenable.

La France a éclaté son empreinte écologique seulement dans les années soixante, un temps qui n’était pas l’âge des cavernes ! Il est possible de concevoir une société soutenable où tout le monde peut satisfaire ses besoins mais, comme le disait Gandhi, « le monde sera toujours trop petit pour satisfaire l’avidité de certains ».

Mais prôner la décroissance, n’est-ce pas entraver le développement des pays pauvres ?

Parler de décroissance aux pays pauvres est absurde. Il faut améliorer leur niveau de vie. Si tout le monde vivait comme les Burkinabés, la planète pourrait supporter 23 milliards d’habitants. Mais il est normal que les Burkinabés puissent consommer davantage. Évidemment, il ne faut pas qu’ils suivent notre exemple.

Certes, mais en misant sur la croissance verte, les pays riches ne donnent-ils pas le bon exemple ?

On peut avoir une croissance verte de tel ou tel produit écolo, oui. Mais, qu’elle soit verte ou pas, la croissance reste toujours dans la démesure et l’accumulation illimitée. Quand la salle de bains est inondée, on peut mettre des serpillières mais la première chose à faire est de fermer le robinet.

Le développement durable, non plus, n’a pas vos faveurs...

L’expression est un oxymore, comme « l’obscure clarté » de Corneille ou la « guerre propre » de George Bush. C’est promettre aux gens le beurre et l’argent du beurre. Il n’y a pas de croissance durable !

La taxe carbone, la recherche d’un indicateur alternatif au PIB voulues par Nicolas Sarkozy, ne vont-elles pas dans le sens de la décroissance, bien que le président demeure attaché à la croissance (2) ?

Je suis partisan d’une vraie taxe carbone et d’utiliser de vrais indicateurs alternatifs. Mais notre président trompe les gens en faisant exactement le contraire de ce qu’il dit. La taxe carbone doit taxer vraiment les émetteurs de CO2. Or, Nicolas Sarkozy l’a conçue en prévoyant de nombreuses exonérations. Elle était profondément injuste : tout le monde doit être mis à contribution.

Faire entrer les sociétés en décroissance ne risque-t-il pas néanmoins de s’accompagner d’un retour du totalitarisme ?

La logique totalitaire est déjà en place avec le refus de s’orienter résolument et consciemment vers une autolimitation. De plus, les catastrophes écologiques et humanitaires à venir risquent d’être gérées de manière autoritaire : le climat va certainement augmenter de 2 degrés au cours du siècle, ce qui va engendrer des centaines de millions de réfugiés climatiques : Qui va les accueillir ? Verra-t-on l’ouverture de camps de concentration pour ces immigrés ? Ce serait comme dans le film « Soleil vert » : une élite qui continue à se bâfrer et la majorité des gens obligés de se rationner. C’est précisément cela que veut éviter la décroissance.

(1) Hervé Kempf, journaliste au « Monde », est l’auteur de « Comment les riches détruisent la planète », Seuil. (2) Si Nicolas Sarkozy a en effet demandé aux économistes Amartya Sen et Joseph Stiglitz de réfléchir à un indice alternatif au PIB, il a également commandé un rapport à Jacques Attali sur les moyens de relancer la croissance économique du pays.


Critique du développement

12 janvier 1940. Naissance à Vannes, dans le Morbihan.

1964. Coopérant international au Zaïre puis au Laos, où il constate la destruction de sociétés conviviales sous l’effet de la mondialisation.

1971. Devient professeur d’économie à l’université de Lille 1.

1988. Parution de « L’Occidentalisation du monde » (La Découverte).

2006. Devenu professeur émérite à l’université de Paris-Sud, il publie « Le Pari de la décroissance » (Fayard). Influencé par Ivan Illich, Latouche est aussi l’auteur d’ouvrages sur l’Afrique, le développement et l’impérialisme.

Propos recueillis par Sébastien Darsy
SUD OUEST


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 el_decreixement com a sortida a_ la crisis-30039


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 Décroissance : émissions sur rfi SERGE Latouche

Voir en ligne : Dictionnaire de la décroissance : la TOUPIE

P.-S.

Les citations en tête d’articles et certaines photos sont piochées dans Le rezo, le portail des copains

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