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Avis

vendredi 6 mai 2011, par Jean-Claude BESSON-GIRARD

Si, le 1er février de cette année 2011, vous aviez eu la curiosité d’écrire la question suivante dans la fenêtre réservée à cet effet par le « moteur de recherche » Google : « Qu’est-ce qu’une revue d’étude théorique et politique ? », vous auriez eu la surprise de constater que le premier lien de la première page, (sur environ 328 000 résultats en 0,22 secondes), avait pour titre : Décroissance (économie) – Wikipédia. Sous ce titre en bleu et souligné, vous auriez pu lire : C’est dans cette logique qu’ils critiquent vivement la classe politique… Entropia (revue d’étude théorique et politique de la décroissance… [la parenthèse n’est pas refermée] Puis, à la ligne et en couleur verte : fr.wikipedia.org…/Décroissance_économie) – Puis en bleu : En cache – Pages similaires.

Vous auriez eu (en gras) la confirmation du mode de « pensée » d’un
« moteur de recherche » à partir de la question qui est posée ! Il pense, en effet, puisqu’il choisit les mots clés (ceux dont la censure raffole !).

Que conclure de cette fugace anecdote ? Pas grand-chose d’autre
qu’oser peut-être la sobre manifestation d’un étonnement certain
mâtiné d’une satisfaction contrôlée en constatant que notre modeste
revue ait pu apparaître (sur Google, certes), avant même la parution de son n° 10, comme la première réponse à une question somme toute banale mais qu’il n’est sans doute jamais inutile de se reposer sans sé reposer sur les illusions de quelque petite notoriété supposée.

Si, par inadvertance, une forme virale d’optimisme s’abattait sur
nous, on pourrait oser écrire que cette promotion non recherchée grâce au « plus puissant moteur de recherche au monde » tombe à pic pour assurer le succès de cette livraison « historique » qui porte le nom de son dossier : Aux sources de la décroissance. « Historique », en effet, parce que la plupart des textes rassemblés ici traitent, évidemment sans prétention d’exhaustivité, de l’histoire et des origines, possibles sinon probables, de l’objection de croissance ; mais « historique » également si l’on attribue quelque valeur ontologique à la « décimalité ».

Pour souligner cette première dizaine, une fois n’est pas coutume en
tout cas, qu’il soit permis au comité de rédaction et aux éditeurs
d’Entropia de remercier celles et ceux qui lisent cette revue, ainsi, bien
entendu, que les auteurs des quelques 200 contributions et plus,
publiées depuis le début de cette aventure éditoriale totalement bénévole.

À l’automne 2006, on pouvait lire ces lignes en conclusion du premier
éditorial : « Entropia s’inscrit dans la longue tradition de la revue
d’idées et d’engagement, lieu d’expression privilégié d’une pensée collective naissante et qui s’élabore au fil du temps. Une pensée sur la
crête des interrogations fondamentales de notre époque, pour
l’amplification de la prise de conscience d’une situation de la condition
humaine sans précédent, pour l’enrichissement de l’imaginaire théorique, poétique et politique de l’après-développement. »

Dix numéros plus tard, Entropia est-elle restée fidèle à cette ambition ? La réponse n’est pas sur Google.

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