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	<title>Entropia La Revue</title>
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	<description>Revue d'&#233;tude th&#233;orique et politique de la d&#233;croissance</description>
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		<title>Entropia La Revue</title>
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		<title>La d&#233;croissance &#224; l'&#226;ge de la r&#233;volution urbaine : &#233;cologie politique et hyperpolis</title>
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		<dc:date>2018-02-16T13:30:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Tiziana Villani</dc:creator>



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&lt;p&gt;Les probl&#232;mes pos&#233;s par le r&#233;cent d&#233;bat sur la d&#233;croissance, ou plut&#244;t sur l'identification des limites irr&#233;vocables auxquelles est parvenu le mod&#232;le &#233;conomique dominant, sont bien plus qu'un signal d'alarme. Il s'agit plut&#244;t de la conscience croissante de la tendance destructrice au gaspillage des ressources essentielles de l'&#233;cosyst&#232;me terrestre, qui trouve dans l'explosion de l'urbain son horizon le plus caract&#233;ris&#233;. Au temps de l'h&#233;g&#233;monie urbaine, de la densification des espaces, nous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.entropia-la-revue.org/spip.php?rubrique26" rel="directory"&gt;N&#176; 8 - Territoires de la d&#233;croissance&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les probl&#232;mes pos&#233;s par le r&#233;cent d&#233;bat sur la d&#233;croissance, ou plut&#244;t sur l'identification des limites irr&#233;vocables auxquelles est parvenu le mod&#232;le &#233;conomique dominant, sont bien plus qu'un signal d'alarme. Il s'agit plut&#244;t de la conscience croissante de la tendance destructrice au gaspillage des ressources essentielles de l'&#233;cosyst&#232;me terrestre, qui trouve dans l'explosion de l'urbain son horizon le plus caract&#233;ris&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au temps de l'h&#233;g&#233;monie urbaine, de la densification des espaces, nous assistons, en r&#233;alit&#233;, &#224; un divorce radical entre dimension mat&#233;rielle et dimension virtuelle. Pour cette raison, l'analyse des configurations urbaines concr&#232;tes doit se distinguer de l'hyperpolis virtuelle qui est du ressort de la concentration des fonctions financi&#232;res, strat&#233;giques, politiques et communicationnelles de notre mill&#233;naire. Toutefois, loin d'&#234;tre incoh&#233;rente par rapport aux technologies de la transformation en cours, cette distinction en est l'aspect pertinent, ou plut&#244;t l'explication des fractures, des &#233;rosions et des tautologies du pr&#233;sent.&lt;br class='autobr' /&gt;
La crise en cours ne concerne pas uniquement la transformation du travail et de la production, au-del&#224; m&#234;me des mouvements de transaction financi&#232;re des capitaux. Cette crise est &#233;minemment une crise &#233;cologique, comme l'a d&#233;montr&#233;, en 2008, l'accentuation de la demande &#233;nerg&#233;tique qui a amen&#233; le prix du baril &#224; d&#233;passer les 140 dollars au mois de juillet. Les r&#233;ponses sociales aux moments imposants de d&#233;structuration du mod&#232;le &#233;conomique h&#233;g&#233;monique ont &#233;t&#233; d'ailleurs tr&#232;s fragiles, en raison de la dissolution des liens sociaux et de la pr&#233;carisation des conditions de vie. Le probl&#232;me urgent ayant &#233;merg&#233; concerne justement l'ineffabilit&#233; du mod&#232;le de croissance jusque-l&#224; recherch&#233;, dont les limites et les catastrophes ne sont plus &#233;lud&#233;es par un syst&#232;me de communication visant &#224; contenir un mouvement d'une telle port&#233;e par des &#171; campagnes de peur et de d&#233;sinformation &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'inad&#233;quation de chaque lecture n&#233;o-classique de l'&#233;conomie est telle car elle ne r&#233;ussit pas &#224; comprendre comment : &#171; Aujourd'hui, dans le paradigme flexible n&#233;o-fordiste, l'exclusion et la mise &#224; l'&#233;cart sociale se caract&#233;risent comme &#233;l&#233;ment ext&#233;rieur de &#034;flexibilisation&#034; et de pression indirecte sur le noyau toujours plus restreint de travailleurs prot&#233;g&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A. Fumagalli, Lavoro. Vecchio e nuovo sfruttamento, Milano, Punto (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187; Au regard de ces premi&#232;res consid&#233;rations, il appara&#238;t clairement de quelle fa&#231;on les mod&#232;les de d&#233;croissance devront s'approprier toutes les analyses sur la reformulation de l'Etat-providence et sur le revenu de citoyennet&#233;. Ceci afin de fournir de nouvelles bases pour une reformulation des citoyennet&#233;s et de leurs pactes constitu&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
En se r&#233;f&#233;rant au &#171; biocapitalisme &#187; d'aujourd'hui et en rappelant surtout les analyses d'Andr&#233; Gorz sur l'&#233;cologie politique, U. Fadini pose la question de l'actuelle domination sur le vivant, en soulignant comment : &#171; Il y a en d&#233;finitive un parcours critique du capitalisme qui conduit &#224; l'&#233;cologie politique, &#224; une sorte de th&#233;orie critique des besoins humains, qui permet d'approfondir et rendre encore plus incisive la critique m&#234;me ; et dans ce sens aussi, on saisit l'importance d'une exigence &#233;thique d'&#233;mancipation du sujet qui renvoie &#224; une imprescriptible critique th&#233;orique et pratique du capitalisme, dont l'&#233;cologie politique repr&#233;sente la composante d&#233;cisive, celle plus directement assimilable &#224; un &#034;protagonisme&#034; de la dimension de la vie, caract&#233;ristique de l'&#226;ge post-fordiste, capable de contenir en son sein le m&#234;me extraordinaire dynamisme technologique (surtout pour les technologies de l'information et de la communication)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;U. Fadini, Corpo vivo, conoscenza e autonomia. Letture per far si che la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque r&#233;flexion sur la d&#233;croissance doit ainsi partir de la critique des besoins humains oppos&#233;e au &#171; biopouvoir &#187; d'un capitalisme nihiliste&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Foucault, in Les territoires des philosophes, Paris, La D&#233;couverte, 2009.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ensemble des m&#233;canismes de ce que Gorz appelait &#171; la m&#233;ga-machine sociale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A. Gorz, Ecologica, Paris, Galil&#233;e, 2008.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; propose un d&#233;veloppement de l'apparence chaotique et riche des d&#233;chirures de ce qui permet toutefois, avec une lecture plus d&#233;taill&#233;e, de recueillir certaines v&#233;rit&#233;s utiles pour comprendre les choix qui s'accomplissent, et qui, du premier coup, touchent un aspect fondamental de la soci&#233;t&#233; actuelle. Les grandes migrations de masse avec la transformation cons&#233;cutive du travail, de l'habitat et de la construction des relations ont modifi&#233; l'id&#233;e m&#234;me de la ville, de ses fins et de ses modes d'emploi. Le temps de l'ancrage semble s'&#234;tre &#233;coul&#233; de la m&#234;me fa&#231;on que le temps du nomadisme. Il suffit pour cela de penser &#224; deux probl&#232;mes qui m&#233;riteraient que l'on s'y arr&#234;te en d&#233;tail : la pers&#233;cution des derni&#232;res populations nomades et le rejet des sans papiers, des clandestins, tout comme d&#233;sormais, des r&#233;fugi&#233;s politiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;La ville comme espace de l'hospitalit&#233; a c&#233;d&#233; la place &#224; l'hyperpolis technocratique qui s&#233;lectionne le vivant, humain ou non, en fonction de ses n&#233;cessit&#233;s d'usage changeantes.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les territoires urbains d'aujourd'hui, &#233;tal&#233;s et souvent d&#233;grad&#233;s, n'offrent qu'&#224; des minorit&#233;s compatibles, et seulement pour un temps d&#233;termin&#233;, la possibilit&#233; de d&#233;livrance. L'espace est de plus en plus livr&#233; aux combats, en raison de l'assaut constant et quotidien auquel les vies sont soumises. La privatisation des ressources essentielles comme l'eau, la pollution d'un bien aussi vital que l'air, l'exploitation des terres par les productions des multinationales agroalimentaires, avancent sur le chemin de l'expropriation de l'&#233;cosyst&#232;me dans lequel jusqu'&#224; pr&#233;sent a pu se d&#233;velopper le vivant.&lt;br class='autobr' /&gt;
On pourrait objecter qu'au fond, il n'y a rien de nouveau dans tout cela, que le capitalisme dans son histoire, a toujours &#233;volu&#233; avec des finalit&#233;s similaires, et pourtant, quelques nouveaut&#233;s apparaissent in&#233;luctablement tout en atteignant la vitesse et la violence id&#233;ologique-ment victorieuses avec lesquelles cette &#233;poque est en train de se d&#233;rouler.&lt;br class='autobr' /&gt;
La fin de l'utopie, le m&#233;pris cynique que l'on r&#233;serve m&#234;me &#224; la plus timide repr&#233;sentation du futur sont les indicateurs les plus valables pour comprendre le nihilisme triomphant qui, en annulant le pass&#233; et le futur, dilue virtuellement un pr&#233;sent sans projet et rendu muet dans le mirage de l'esth&#233;tisation de la consommation comme unique religion, cette derni&#232;re &#233;tant en mesure de consoler.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le vieux d&#233;bat sur la question du climat, l'&#233;chec substantiel du r&#233;cent sommet de Copenhague indiquent que les int&#233;r&#234;ts de l'hyperpolis sont d&#233;di&#233;s &#224; l'empire de ce pr&#233;sent dissolu, o&#249; toute temporalit&#233; a l'air de s'effondrer, m&#234;me face aux g&#233;nocides, &#224; la disparition des esp&#232;ces, &#224; l'aggravation irr&#233;m&#233;diable de la question environnementale. En somme, le vivant appara&#238;t comme pr&#234;t &#224; &#234;tre sacrifi&#233; &#224; la violence d'une technocratie qui entend s'auto-perp&#233;tuer comme une &#233;lite capable de s'accaparer l'existant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; tout ce qui a &#233;t&#233; dit, les m&#233;galopoles continuent de cro&#238;tre, mais nous avons bien compris la port&#233;e du processus d&#233;crit pr&#233;c&#233;demment, il appara&#238;t clairement que cela, plus qu'un choix, est en r&#233;alit&#233; la seule possibilit&#233; de fuite et de substitution encore praticable, m&#234;me si d&#233;sormais les choses changent. Ce sont vraiment les trajets de la fuite qui nous racontent la v&#233;rit&#233;. Les exodes n'ont plus de lieu d'ancrage qui ne soient pas des centres de regroupement de &#171; non-personnes &#187;, en attente d'obtenir un permis de vie. Dans les villes, les espaces d&#233;labr&#233;s, d&#233;molis, sont entour&#233;s de murailles, afin que nul ne puisse faire quoi que ce soit contre la marginalisation croissante des populations sans futur. La s&#233;curisation des quartiers tente de s&#233;parer les &#171; sains et saufs &#187; des &#171; immerg&#233;s &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'exp&#233;rience des camps d'extermination peut servir de clef de lecture pour (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; ces mouvements mat&#233;riels qui sont en train de transformer l'urbain &#233;tendu &#224; l'&#233;chelle plan&#233;taire, fait face une condition modifi&#233;e du temps et de l'espace qui d&#233;finissent la ville des r&#233;seaux, supra nationale, int&#233;gr&#233;e au niveau plan&#233;taire, dont les flux et des apparats d&#233;cisionnels n'ont pas besoin de lieux sp&#233;cifiques, tant de technologies toujours plus avanc&#233;es qui sont toutefois destin&#233;es &#224; intensifier le cycle marchandises-consommation-marchandises.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est cela l'hyperpolis technocratique dans laquelle se consume l'&#233;cart total entre les conditions de vie mat&#233;rielles et les pouvoirs gestionnaires. Les mouvements de l'exode sont des parcours coercitifs, parce qu'ils sont le r&#233;sultat de strat&#233;gies &#233;conomico-financi&#232;res et militaires qui d&#233;placent, d&#233;localisent, territorialisent les peuples dans un p&#233;rim&#232;tre de territoires qui ont tout l'air d'une nouvelle et violente colonisation de la vie dans l'ensemble de l'&#233;cosyst&#232;me terrestre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'analyse de S. Latouche est c&#233;l&#232;bre : il analyse l'actuelle crise &#224; la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La colonisation des existences malgr&#233; tout n'est pas lue dans toute sa brutalit&#233; gr&#226;ce &#224; un syst&#232;me de communication qui diffuse obsessionnellement et de fa&#231;on monotone certains pr&#234;ches : la nostalgie identitaire, l&#224; o&#249; les identit&#233;s sont effac&#233;es sans poser trop de probl&#232;mes, le fait de rendre &#233;ternelle la vie biologiquement modifi&#233;e, tandis que des maladies end&#233;miques et la faim suppriment des millions de vies sans que personne ne s'en sente touch&#233;, le bien-&#234;tre d'une consommation opulente et pratiquement sans limites, tandis que le gaspillage alimentaire et le secteur de l'industrie agroalimentaire polluent et s'accaparent les terres et les ressources.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette schizophr&#233;nie, nous pouvons lire le sens d'une trag&#233;die dans laquelle le &lt;i&gt;logos&lt;/i&gt;, assign&#233; au syst&#232;me des communications et des techno-bureaucraties, a perdu de sa signification, en nous plongeant davantage dans une crise de sens et donc de projet, sans pr&#233;c&#233;dent. Nous ne sommes pas en train d'assister au d&#233;clin du mod&#232;le occidental de d&#233;veloppement, mais plut&#244;t &#224; la recrudescence d'un paradigme anthropocentrique, celui-l&#224; &#233;tant bien d'un terreau occidental, ayant rejoint le point culminant d'une crise de l'auto r&#233;f&#233;rence nihiliste. Le d&#233;cor o&#249; se d&#233;clinent ces &#233;v&#233;nements est v&#233;ritablement l'urbain schizo&#239;de qui se dilate, se reconfigure, se densifie, se restructure, se d&#233;grade devant des hi&#233;rarchies directionnelles qui peuvent tr&#232;s bien n&#233;gliger cette r&#233;alit&#233;, en construisant pour lui-m&#234;me des lieux s&#233;par&#233;s et mirobolants &#224; un endroit quelconque du globe. Je consid&#232;re impossible de parler aujourd'hui d'un naturel perdu, si l'on ne r&#233;ussit pas &#224; consid&#233;rer la port&#233;e de toutes ces catastrophes qui se suivent constamment. &lt;i&gt;Le sauvage, le biologique, la lenteur contre la vitesse, le &#171; naturel &#187; contre le modifi&#233; restent, des slogans insens&#233;s si l'on ne se pose pas le probl&#232;me de la v&#233;rit&#233; des &#233;v&#233;nements en cours. On ne peut r&#233;pondre &#224; tout cela avec de petites dissimulations en soustractions, mais &#224; travers une r&#233;volution culturelle qui d&#233;place l'attention de l'anthropocentrisme funeste vers une &#233;cologie sociale qui prend en consid&#233;ration le bonheur du vivant.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Philosophie de la nature : le vivant, le non-vivant et le m&#233;canique&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Existe-t-il encore la possibilit&#233; de retrouver le &#171; sauvage perdu &#187; ? Ou encore mieux, sommes-nous en mesure de nous procurer un abri, de la nourriture, en dehors des mod&#232;les &#233;conomiques &#224; travers lesquels nous avons d&#233;velopp&#233; l'art technique du rapport avec l'environnement ? Et que reste-t-il de l'environnement originel ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces espaces perdus constituent un mythe, la c&#233;l&#233;bration mus&#233;ifi&#233;e d'une condition imm&#233;moriale. &#192; l'instar des langues qui disparaissent, des peuples qui n'ont plus de m&#233;moire, ces espaces ne sont que de faibles t&#233;moins d'un monde arch&#233;typal, converti au tourisme, o&#249; les m&#339;urs anciennes ne dessinent que des traces de folklore.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les &lt;i&gt;terres d&#233;sol&#233;es&lt;/i&gt; apparaissent comme des espaces &#224; l'abandon, de la nostalgie, un caract&#232;re primordial perdu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;placement massif, induit directement ou indirectement, de millions d'exil&#233;s qui errent &#224; la recherche de lieux habitables, a pris des dimensions &#233;normes. Cet exil est sans retour. Ce que l'on abandonne n'est pas seulement son propre lieu d'origine, mais sa v&#233;rit&#233; m&#234;me, constitu&#233;e de relations, d'occupations, d'habitudes, de temporalit&#233;s, d'une langue, de mentalit&#233;s, de valeurs. Et il ne s'agit pas de choix, mais de survie, de libert&#233; men&#233;e par le besoin et par la peur. On prend la fuite tout en sachant bien que ce que l'on laisse derri&#232;re soi ne restera pas immuable, et que, par cons&#233;quent, rien ne sera plus comme avant. On fuit dans l'urbain, dans la conviction qu'il s'agit de la seule condition capable de garantir les possibilit&#233;s et les attentes du futur. Le monde perdu devient ainsi le monde sauvage dont nous avons &#233;t&#233; arrach&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le film r&#233;alis&#233; par Sean Penn &lt;i&gt;Into the wild&lt;/i&gt;, le protagoniste entreprend un long voyage de la Californie &#224; l'Alaska, m&#251; par un besoin d&#233;sesp&#233;r&#233; de retrouver le monde authentique des relations perdues. Cette recherche devient la recherche du sauvage profond, c'est-&#224;-dire de ce monde des instincts et des besoins qui ne soient pas relay&#233;s par la consommation, par les rapports pollu&#233;s de la mon&#233;tarisation des liens humains. La nature sauvage soigne la blessure de la civilisation en proposant &#224; nouveau le monde de M&#232;re Nature&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Vandana Shiva, Terra madr&#233;. Sopravvivere all&#244; sviluppo, Torino, UTET, 2004.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Mais ce monde ne peut &#234;tre qu'in&#233;vitablement mortif&#232;re, l'environnement de l'homme inapte &#224; vivre seul, le monde de la peur et de la n&#233;cessit&#233; dont l'humanit&#233; n'a jamais cess&#233; de tenter de s'extraire. Alors, c'est l'arrachement le point d&#233;terminant, ou plut&#244;t ce mouvement technoanthropologique propre &#224; l'humain, qui, m&#234;me dans toutes ses contradictions, n'a jamais cess&#233; d'accentuer la &#171; puissance de vie &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'arrachement est ce qui distingue la r&#233;volution urbaine du troisi&#232;me mill&#233;naire. Nous sommes des cr&#233;atures du besoin, mais nous sommes aussi extraordinairement capables d'inventer de nouvelles perspectives. C'est peut-&#234;tre alors le moment d'aller plus loin, de traverser cette m&#233;tamorphose en amplifiant les possibilit&#233;s de puissance contenues en elle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il me semble opportun de pr&#233;ciser que le concept de puissance, et encore plus de &lt;i&gt;puissance de vie&lt;/i&gt;, doit &#234;tre ici entendu dans son acception spinozienne et non pas &#171; futuriste &#187;. Une puissance qui fait face &#224; la n&#233;cessit&#233; en posant donc le probl&#232;me de la libert&#233; : &#171; J'appelle libre, quant &#224; moi, une chose qui est et agit par la seule n&#233;cessit&#233; de sa nature ; contrainte, celle qui est d&#233;termin&#233;e par une autre &#224; exister et &#224; agir d'une certaine fa&#231;on d&#233;termin&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;B. Spinoza, &#171; Lettre &#224; Schuller &#187;, in &#338;uvres, Paris, Garnier-Flammarion, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans un monde modifi&#233; et en changement continuel, nous traversons cette m&#233;tamorphose qui concerne non seulement notre esp&#232;ce, car seul un anthropocentrisme obstin&#233; pourrait continuer &#224; d&#233;fendre cette position, mais le monde-environnement que nous sommes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Concentr&#233;s dans des espaces de toutes sortes d'activit&#233;s, nous retournons la concentration spatiale dans le virtuel, dans ce r&#233;seau intense et articul&#233; de communications, d'informations, de territoires virtuels, imagin&#233;s et construits, lieux d'&#233;change, de production et de relation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Notre sensorialit&#233;, bombard&#233;e, par un exc&#232;s de stimulations, devient sourde, indistincte, aphasique, aveugle. Le trop voir nous emp&#234;che d'observer et de d&#233;couvrir. La primaut&#233; visuelle, le langage de la vision produisent un glissement de sens : nous reconnaissons seulement ce que nous avons l'habitude de voir, tandis que l'ampleur de la vision et le jeu de la m&#233;moire, les cr&#233;ations c&#233;r&#233;brales sont appel&#233;es &#224; se pr&#233;cipiter dans des lieux obscurs que nous avons du mal &#224; exprimer. L'imaginaire devient un exercice secondaire du visuel codifi&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'espace se r&#233;duit, ce qui modifie d&#233;sormais irr&#233;versiblement les modes de vie, nous devenons des &lt;i&gt;exil&#233;s&lt;/i&gt;. L'habitat, comme le soutient Paul Virilio, est remis en question, premier droit de la ville et de ses institutions : &#171; La finitude de l'espace g&#233;ographique, la disparition de la grandeur du monde - affirme Virilio - avec la r&#233;volution des transports et des t&#233;l&#233;communications. L'exode urbain successif &#224; l'exode rural, la r&#233;urbanisation du monde, annonce l'apparition de &lt;i&gt;l'outre-ville, la ville de l'exil urbain&lt;/i&gt;, la fin donc de &lt;i&gt;la s&#233;dentarisation&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;du nomadisme&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;P. Virilio, in catalogue de l'exposition Terre natale, Fondation Cartier, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;croissance et &#233;cologie politique&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;cologie politique constitue ce niveau de conflit o&#249; la n&#233;cessit&#233; et la libert&#233; doivent s'affronter, la critique du &#171; capitalisme cognitif &#187;, qui utilise la diffusion des technologies comme instrument de s&#233;paration toujours plus radicale entre les connaissances (d'usage et d'application) et les savoirs (de cr&#233;ation et de lib&#233;ration des subjectivit&#233;s impliqu&#233;es) doit &#234;tre envisag&#233;e par les proc&#233;d&#233;s et les techniques de la d&#233;croissance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les analyses de Gorz, qui s'inspirent certainement de la th&#233;orie marxiste, la d&#233;croissance est interpr&#233;t&#233;e de fa&#231;on structurelle et non cyclique : &#171; La d&#233;croissance de l'&#233;conomie fond&#233;e sur la valeur d'&#233;change a d&#233;j&#224; lieu et s'accentuera. La question est seulement de savoir si elle va prendre la forme d'une crise catastrophique subie ou celle d'un choix de soci&#233;t&#233; auto-organis&#233;e, fondant une &#233;conomie et une civilisation au-del&#224; du salariat et des rapports marchands dont les germes auront &#233;t&#233; sem&#233;s et les outils forg&#233;s par des exp&#233;rimentations sociales convaincantes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A. Gorz, Ecologica, pp. 113-114.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais c'est justement &#224; partir de ces consid&#233;rations qu'il convient de poser, au sujet de la d&#233;croissance, la question du territoire, de sa disponibilit&#233; et de son usage en s'opposant &#224; tous ces m&#233;canismes de colonisation brutale qui configurent l'actuelle explosion urbaine et la transformation des banlieues de tout ce qui ne correspond pas aux m&#233;canismes de s&#233;gr&#233;gation et de diff&#233;renciation des espaces. C'est une refonte du syst&#232;me de repr&#233;sentations, du &#171; clubisme spontan&#233; &#187; comme l'indique Thierry Paquot : &#171; &#192; d&#233;faut de se sentir membre d'une classe sociale ou d'une communaut&#233; cultuelle ou encore linguistique, &lt;i&gt;l'homo urbanus&lt;/i&gt; combine, &#224; sa guise et selon les opportunit&#233;s, les adh&#233;sions &#224; divers clubs. Il serait erron&#233; de penser que la formule &#034;club&#034; d&#233;socialise l'individu. Elle permet une sociabilit&#233; &#034;choisie&#034;, une r&#233;elle reconnaissance qualitativement autre que l'anonymat de la grande ville. La tr&#232;s grande ville, &#224; la diff&#233;rence du village, dissimule la mis&#232;re ou la banalise, cela ne signifie pas pour autant qu'une solidarit&#233; soit impossible, mais elle exige des d&#233;marches et l&#224;, les conditions d'acc&#232;s jouent bien souvent le r&#244;le d'une exclusion potentielle. Mais la grande ville poss&#232;de &#233;galement des ressorts insoup&#231;onn&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;T. Paquot, Terre urbaine. Cinq d&#233;fis pour le devenir urbain de la plan&#232;te, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit ainsi de constituer des pratiques capables d'activer tout de suite, et &#224; partir des savoirs et des comp&#233;tences acquises, des hypoth&#232;ses de &#171; pactes de vie &#187; collective fond&#233;es sur le pr&#233;suppos&#233; que la &#171; d&#233;croissance &#187;, plut&#244;t que d'&#234;tre une signalisation des limites atteintes du d&#233;veloppement, c'est l'indication d'un bouleversement n&#233;cessaire et radical des styles et des modes de vie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques petits exemples peuvent aider &#224; comprendre comment la port&#233;e de transformation de l'&#233;cologie politique s'enracine dans la compr&#233;hension pr&#233;cise d'une fa&#231;on diff&#233;rente d'appr&#233;hender le rapport homme-environnement. Dans un int&#233;ressant maillage d'exemples d&#233;j&#224; en actes de d&#233;croissance en Italie, M. Boschini souligne : &#171; Mais il faut aussi faire r&#233;f&#233;rence aux luttes men&#233;es dans le Val di Susa par des communaut&#233;s locales pour emp&#234;cher la r&#233;alisation du TGV dont les co&#251;ts en terme d'impact environnemental et sur la qualit&#233; de vie ont &#233;t&#233; per&#231;us comme inacceptables face aux b&#233;n&#233;fices li&#233;s au d&#233;veloppement de la grande vitesse sur la ligne Lyon-Turin. L'expansion urbaine est donc toujours le centre de la question, que ce soit &#224; travers l'accroissement des r&#233;seaux de transport qu'&#224; travers des impacts environnementaux. Des groupes de &#034;r&#233;sistance&#034; qui sont en train de s'organiser dans diff&#233;rentes villes, comme dans le cas de Milan, mettent en exergue, en effet, &#224; la perte de l'usage de l'autonomie, du gaspillage &#233;nerg&#233;tique, du raccourcissement des fili&#232;res pour l'approvisionnement alimentaire. Il s'agit de signaux importants, mais qui demandent un saut de compr&#233;hension et de conscience, inh&#233;rent &#224; la transformation des pactes de citoyennet&#233;, en somme d'une &#233;cologie sociale pour la cr&#233;ation de nouvelles &lt;i&gt;polis&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Je me permets de renvoyer &#224; mes interventions et celles de Bert Theis, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Appara&#238;t ainsi un retournement culturel qui, loin de plaider le maintien du &lt;i&gt;statu quo&lt;/i&gt;, met en acte des techniques de transformation qui composent le cadre de cette &#171; &#233;cosophie &#187; &#224; laquelle F&#233;lix Guattari avait d&#233;di&#233; ses analyses clairvoyantes en se r&#233;f&#233;rant non seulement &#224; l'&#233;chelle globale des probl&#232;mes &#233;voqu&#233;s, mais aussi &#224; l'&#233;chelle &#171; mol&#233;culaire &#187;. C'est l&#224; le plan d'articulation &#233;thique &#171; entre trois registres &#233;cologiques (celui de l'environnement, celui des rapports sociaux et celui de la subjectivit&#233; humaine&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;F. Guattari, Les Trois &#201;cologies, Paris, Galil&#233;e, 1989, tr. it avec une (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;, &#224; l'int&#233;rieur de laquelle la d&#233;croissance doit s'inscrire pour fuir le risque d'interventions fragment&#233;es et incapables d'augmenter la demande de transformation de la cha&#238;ne production-consommation-gaspillage-destruction). &#192; juste titre, Ame Naess, un des pionniers de &#171; l'&#233;cosophie &#187; et de l'&#233;cologie profonde, indiquait dans son texte fondateur, l'&#233;troite interd&#233;pendance entre la &#171; bonne vie &#187; et le contexte environnemental dans lequel elle devra se d&#233;cliner : &#171; Si nous avons d&#233;cid&#233; de parler de la crise environnementale, c'est parce nous sommes conscients de nos potentialit&#233;s irr&#233;alis&#233;es de concevoir la nature de fa&#231;on plus riche et vari&#233;e : la crise contribue, ou pourrait contribuer, &#224; ouvrir nos esprits &#224; la possibilit&#233; d'une vie remplie de significations qui, le plus souvent, restent inaper&#231;ues, quand elles ne sont pas tout bonnement d&#233;nigr&#233;es, dans nos efforts de nous adapter &#224; la m&#233;ga-soci&#233;t&#233; urbanis&#233;e et techno indutrielle&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A. Naess, Ecosofia, Como, Red &#233;d. 1994, p. 24.&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187;. Il va sans dire que l'action critique au regard de la m&#233;gamachine sociale techno-urbaine, ne pourra que se d&#233;rouler sur un terrain conflictuel, o&#249; s'affronteront les besoins de la &#171; bonne vie &#187; avec l'imp&#233;ratif d'un profit entendu comme unique raison &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Traduit de l'italien par Agathe Eyriolles&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tiziana Villani est philosophe, elle dirige les revues &lt;i&gt;Millepiani&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Urban&lt;/i&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Gilles Deleuze et les soci&#233;t&#233;s du contr&#244;le &#187;, in Gilles Deleuze, F&#233;lix Guattari et le politique, Paris, &#233;d du Sandre, 2006.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A. Fumagalli, &lt;i&gt;Lavoro. Vecchio e nuovo sfruttamento&lt;/i&gt;, Milano, Punto Rosso/Carta, 2006, p. 92.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;U. Fadini, &lt;i&gt;Corpo vivo, conoscenza e autonomia. Letture per far si che la paura non mangi l'anima&lt;/i&gt;, &#224; para&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Foucault, in &lt;i&gt;Les territoires des philosophes&lt;/i&gt;, Paris, La D&#233;couverte, 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A. Gorz, &lt;i&gt;Ecologica&lt;/i&gt;, Paris, Galil&#233;e, 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'exp&#233;rience des camps d'extermination peut servir de clef de lecture pour les processus modernes d'expropriation de la vie. Cf. P. Levi, &lt;i&gt;Salvati e Sommersi&lt;/i&gt;, Torino, Einaudi, 1986.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'analyse de S. Latouche est c&#233;l&#232;bre : il analyse l'actuelle crise &#224; la lumi&#232;re des processus post-coloniaux et indique un nouvel horizon politique dans la d&#233;croissance. Voir par exemple : &lt;i&gt;Le d&#233;fi de la d&#233;croissance&lt;/i&gt;, Fayard, 2006 ; &lt;i&gt;Br&#232;ve trattato sulla decrescita serena&lt;/i&gt;, Torino, Bollati Boringhieri, 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Vandana Shiva, &lt;i&gt;Terra madr&#233;. Sopravvivere all&#244; sviluppo&lt;/i&gt;, Torino, UTET, 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;B. Spinoza, &#171; Lettre &#224; Schuller &#187;, in &lt;i&gt;&#338;uvres&lt;/i&gt;, Paris, Garnier-Flammarion, 1955,&lt;br class='autobr' /&gt;
tome 4, pp. 303-304.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;P. Virilio, in catalogue de l'exposition &lt;i&gt;Terre natale&lt;/i&gt;, Fondation Cartier, 2008, p. 4.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A. Gorz, &lt;i&gt;Ecologica&lt;/i&gt;, pp. 113-114.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;T. Paquot, &lt;i&gt;Terre urbaine. Cinq d&#233;fis pour le devenir urbain de la plan&#232;te&lt;/i&gt;, Paris, La D&#233;couverte. 2006, pp. 136-137.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Je me permets de renvoyer &#224; mes interventions et celles de Bert Theis, &#034;Milan, conflits autour de la requalification du quartier Isola Garibaldi&#034;, in &lt;i&gt;Urbanisme&lt;/i&gt;, n&#176; 358, pp. 37-40, 41-42.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;F. Guattari, &lt;i&gt;Les Trois &#201;cologies&lt;/i&gt;, Paris, Galil&#233;e, 1989, tr. it avec une pr&#233;face de F. La Cecla, Torino, sonda, 1991, p. 14 et Th. Paquot, &lt;i&gt;Petit Manifeste pour une &#233;cologie existentielle&lt;/i&gt;, Paris, Bourin, 2007 surtout les pp. 27-32.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A. Naess, &lt;i&gt;Ecosofia&lt;/i&gt;, Como, Red &#233;d. 1994, p. 24.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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